mercredi 13 août 2014

Girl power plus que jamais

Partons du principe que je suis coincée à une gare routière en pleine campagne sous les coups de midi. Pas loin d'une heure d'attente, seule, sous le soleil français, assise, debout, assise puis encore debout, vouée à moi-même. Si on part donc de ce principe, j'aimerais sacrément parler des 15 personnes masculines ayant cru bon de m'emmerder à ce moment-là. Ils se sont passés le mot, c'est pas possible autrement. Comme s'ils attendaient leur tour, muni de leur ticket de passe. 
J'ai donc eu le temps de passer pour une pute, parce que les propos tenus ciblaient clairement mon statut, en somme le fait que je puisse juste être une fille leur a donné le droit de penser que j'allais sucer 3 bites à l'arrière de la voiture, qui plus est une Peugeot, faut pas déconner. Le tout, parsemé de regards insistants et de sifflements franchement glaçants. Parce qu'au début, tu fais comme si tu n'étais pas la cible concernée (alors que bon, il n'y a que toi à cette foutue gare routière), tu comprends vite que tu vas devoir leur montrer que tu as compris que tu étais la destinataire des messages subliminaux. Sauf que très sincèrement à part m'être pissée dessus, je n'ai pas su réagir comme je l'aurais souhaité. 
Le car est arrivé, le calvaire était terminé.

Du coup, ça m'a franchement donnée envie de vous imaginer, vous, chers êtres masculins munis de votre si petite et minuscule bite à la place de vos 3 neurones, à ma place ou à celle de toutes ces filles qui ont pu se faire emmerder verbalement ou physiquement - gratuitement. 

L'autre soir, minuit passé, j'ai décidé de suivre un garçon. D'un pas prononcé et bien bruyant à l'aide de talons, je n'avais qu'une idée en tête, effrayer la proie. J'accélère la marche, et au fur et à mesure, il se retourne. Je le siffle vulgairement, puis commence à l'appeler, en gueulant que son petit cul ferait bien l'affaire ce soir. Il se retourne, ça l'amuse. Il est tenté par ce que je lui propose. Il est à l'arrêt, et je lui donne une claque sur la joue. Il reprend sa marche, presqu'en courant et lance que je suis folle. Je continue à le suivre. Je lui mets une main au cul et me demande d'arrêter, sinon il appelle les flics. 

Bon, très franchement, j'aurais aimé que le dernier paragraphe soit vrai. Et encore… 

En tout cas, chers êtres masculins, si un jour les approches de type "sifflement", "Comme t'es trop bonne", "Ca te dit de faire un tour dans ma voiture", "Hé mais vas-y réponds quand je te parle toi", fonctionnent un jour, n'hésitez vraiment pas à me contacter et à me présenter votre dulcinée. 

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