samedi 7 juin 2014

A l'aventure !

Bref, quand je quitte mon travail



Alléluia ! Démission donnée, mois de préavis effectué... A moi la liberté ! Les premiers jours, tu stresses, parce que quitter un CDI en ce temps de crise éternelle te paraît être une très mauvaise idée. Alors, tu décides de ressortir les quelques formules Excel péniblement retenues en cours d'informatique pour te lancer dans un tableau qui énumérera dorénavant chacune de tes dépenses. Bon, ça devrait être jouable jusqu'à la rentrée scolaire si t'arrêtes de sortir, de fumer, de manger bio, de t'habiller et surtout de vivre à Paris. Du coup, tu t'inscris à Pôle Emploi, tu obtiens ton tout premier rendez-vous, et pas la peine de vous faire un dessin, tu te demandes ce que tu fous là. Parce que tu sais lire, écrire et parler, et parce qu'accessoirement tes projets sont catégorisés « spectacle vivant » alors tu as le droit à un gros majeur bien levé. Tu passes de l'état de stresse à l'état de frustration. Tu te dis qu'il vaudrait mieux avoir 5 enfants, faire semblant de ne pas trop bien parler français, arrêter toute tentative de recherche d'emplois et demander un logement social pour tenter d'obtenir pour une fois dans ta vie une aide de la part de l'Etat. Une fois ce constat digéré, tu pars à la recherche d'un petit job alimentaire. Mais surtout pas à temps plein, faut pas déconner, t'as un One woman show à écrire (message subliminal). Alors, tu passes de l'état de frustration à un état neutre. En effet, tu as réussi à décrocher un job en l'espace de quelques jours. Tu te dis que certains sont vraiment à la bonne de l'Etat, parce que soit disant pas de travail... Et bien, si t'as envie de te sortir les doigts du cul, tu te les sors, tu te les laves, et tu te mets au travail. Ah c'est sûr que rien foutre c'est bien plus sympathique. Bref, une fois ton coup de gueule bien gueulé, tu passes de l'état d'énervement à l'état de satisfaction. Parce que même si tu risques de bien galérer et surtout de ne pas partir en vacances cet été, au moins t'as pris un risque : t'as pris ta vie en main.

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