mardi 19 mars 2013

La marche à pied, enfin le bus, enfin le métro - Publication dans le Bonbon Est !

La marche à pied, plus communément appelée, dans nos contrées, le bus, c’est mon dada. L’aventure, l’air frais, les passants heureux - même si c’est plutôt ta bonne humeur qui te fait croire que t’es dans le monde des Bisounours, parce que même si t’as cru que la boulangère t’a dit bonjour avec le sourire, que la troupe de pompiers à côté du Point FMR t’a fait de l’œil et que la personne qui t’est rentrée dedans s’est excusée, tu peux te foutre le doigt dans l’œil ma petite.



Enfin, tout ça pour dire que j’adore me balader, enfin prendre le bus. Toujours une place prioritaire (tu sais la vignette orange) qui m’attend, jamais une femme enceinte ou un vieux monsieur avec une jambe en moins pour me demander de lui céder la place car ALLO, j’ai des écouteurs alors je n’entends rien. Ce sale tic de langage n’a rien à voir avec Nabila, la sulfureuse et intelligente déesse de la TV réalité. Bref, on ne va pas s’attarder sur ce fait national équivalent à la nomination d’un nouveau pape (fumée noire, fumée blanche, suspense). Le plus important est que j’ai testé le métro. LE moyen de transport pour les angoissés-agoraphobes, autant te dire que la respiration abdominale m’a foutue des crampes.

J’ai vécu l’Enfer. Une sorte de sale trip sous Euphytos.
Je passe ma carte Navigo, un être difforme me bouscule car il veut à tout prix passer avec moi – je paye 60€/mois connard.  J’attends 3 min enfin 7 (car le compteur nous a fait une blague) sur le quai, je monte dans la rame, et pas une seule place assise alors je m’agrippe à la barre de lapdance, en prenant le soin de ne pas la toucher avec mes mains (microbes, hypocondriaque, un contact et c’est foutu j’ai toutes les maladies). Un type aveugle se met à chanter dans une langue inconnue et me demande quelques sous en me regardant droit dans les yeux, quoi de plus normal.
Le métro arrive à ma station, enfin ça c’est après les 7 min coincée entre les 2 stations, ma vie a gravement été mise en danger.
Je sors enfin, au bout du tunnel, la fameuse lumière blanche, ouf, je suis vivante.

Toutefois, je pense déposer un brevet: les portes de métro à lames. D'un coup, d'un seul, si un individu (soit généralement un connard) tente de rentrer in extremis dans la rame de métro alors que la sirène retentit, il se verra découper finement en morceaux. Un beau carnage qui hante mes pensées à chaque fois que j'en voie un tenter le diable. Parce que mine de rien si l'individu (soit généralement toujours un connard) se fait coincer, c'est tout un métro et MOI que ça ennuie profondément.
Bref, demain je dépose un brevet.

PS : il m’arrive de temps en temps d’être de bonne humeur, bisous.
PS 1 : non en fait, c’est rare.
PS 2 : Hm, en y réfléchissant bien, ça m’arrive.