lundi 24 septembre 2012

La valse de la vie

La musique permet de penser, rêver, écrire, danser.
1 2 3 4 5 6 7 8, tempo, GO.




Se laisser enivrer, danser, laisser son corps s'abandonner, les gênes disparaissent, tu chantonnes (ou cries par-dessus la musique), tu laisses entrevoir une autre. Une autre. 
Celle que tu aimerais être dans la vie de tous les jours, celle que tu aimerais libérer, bref celle que tu ne montres que quand tu as (clairement) un petit coup dans le nez. 
Tu te dénudes, tu reviens à l'âge de pierre. Les brouhahas de la salle deviennent flous, presque envoûtants, le regard des garçons te rendent belle, tu es la reine de la soirée.
Tout le monde souhaite t'accompagner mais tu repousses chaque invitation car ce qui t'importe c'est cette sensation de liberté, être seule au milieu de tous, danser et rêver le temps de 3 minutes et 42 secondes. Laissez-moi respirer ! 

Et voilà.

C'est que je sais faire de mieux, être seule.
Mon nombril, moi, moi et moi.

Est-ce qu'un jour j'arriverai à laisser rentrer quelqu'un dans la danse ?
Est-ce que pour une putain de fois, je vais m'ouvrir et laisser tomber le MOI que je me suis construit ?

Pour certains, se laisser aller est un passe-temps, pour moi c'est un calvaire.
Garder à distance, sortir le fusil si on approche de trop, et tirer si on me marche sur le pied parce qu'on n'était pas en rythme. Et alors ? Est-ce que quelqu'un d'autre rêve d'une vie chronométrée, sans pas de travers ? Mon dieu non ! 
1 2 3 4 5 6 7 8, tempo, GO.
On recommence, on reprend les choses en mains, non que dis-je, et si je me laissais valser ? Après tout, qu'est-ce que je perds ? Un égo ? Une vie ? Et alors ? 
La vie, c'est fait pour ça. Vivre et se laisser aller, crier, danser, chanter, sauter, courir, rire.
De toutes façons, on ira valser ailleurs, alors pourquoi pas maintenant ?

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