lundi 11 juin 2012

Je pourrais.

Je pourrais raconter le comment je me suis retrouvée à me faire draguer par une lesbienne à la Machine du Moulin Rouge, mais le billet Une soirée à la Machine du Moulin Rouge est daté.
Je pourrais raconter ma soirée aux Nuits Photographiques aux Buttes Chaumont un vendredi plein de pluie et de parapluies.
Je pourrais raconter que X. me plaît, que Z. me plaît un peu moins mais m'excite, que Y me manque au lit et que B. me rappelle tous les deux jours en me chantant que je lui manque (lettres majuscules hasardeuses).
Mais là, maintenant, je m'en fous. Parce que Charlie envoie tout valser, et qu'elle vit pour elle et rien que pour son putain de nombril.
Peut-être parce qu'il est 4H du mat', ou peut-être parce que depuis plusieurs semaines je me sens foutrement bien. Je touche du bois, ma tête, du bois et encore ma tête.
Il pleut, et j'aime ça.
J'ai l'impression que la vie m'échappe et de la maîtriser à un point inimaginable. C'est comme si j'avais lâché prise et que tout roulait. Je ne sais pas pour combien de temps dure ce genre de phase, mais mon ego aime.
Je pourrais raconter ma soirée home sweet home où je me suis fournie chez mon épicier de tout ce que j'aimais et de tout ce que je rêvais pouvoir manger en une seule et même soirée.
Je pourrais parler de mon nouveau QG.
Je pourrais rentrer dans les détails du comment j'ai réussi à supprimer Zéro (anciennement cet autre chose).
Je pourrais expliquer mon étonnement du bureau de vote vide ce matin pour les législatives.
Je pourrais raconter ma journée de travail en tant que babysitter improvisé.
Mais là, j'ai sommeil, et je ne souhaite qu'une chose: ne pas vomir le trop plein de vin rouge ingurgité ce soir, merci de votre compréhension.

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